:: Dominique Bourdin :: Holo-Thérapeute

Saturday 16 February 2019

Il ne peut y avoir de bonne politique de santé et d'orientation de la médecine et de la protection sociale sans réflexion anthropologique.

Celle-ci ne peut être confiée aux seuls médecins, tous formatés par un système dans lequel les décideurs et formateurs se cooptent entre eux.
Or, ce système , sans le dire, s'appuie sur une conception réductionniste mécaniste de l'être humain, conception défendable si elle était appliquée avec rigueur :
l'être humain est une machine vouée à l'usure qu'il faut réparer au fur et à mesure où elle se dégrade.
Pour la médecine, un bien portant est un malade qui s'ignore.

Mais la médecine ne considère pas la machine globalement, mais comme un ensemble de pièces détachées sans grands liens entre eux.
Elle forme des spécialistes qui devraient être capables de s'occuper de 5% des maladies qui pourraient être graves.
Et elle le fait généralement de façon symptomatique, rarement causale.

Les outils thérapeutiques généralisés sont la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie.
Les maladies font l'objet d'un classement par cases, chaque case devant recevoir un nom appellé diagnostic auquel correspond un traitement.
80% des maladies guérissent seules avec quelques règles simples de bon sens d'hygiène de vie.
Il reste 15% qui ont besoin d'une aide un peu plus poussée et les médecins ne sont pas formés pour cela, du moins à la faculté.

S'occuper de l'être humain comme une machine vivante impliquerait au minimum de s'intéresser à son fonctionnement et de lui procurer les éléments essentiels à celui-ci : une nourriture, de l'eau, de l'air de qualité, un environnement non pollué par le bruit, les champs électromagnétiques, une sécurité minimum avec des relations sociales harmonieuses.

Cela est de la responsabilité collective et donc de l'État par ses élus.

Ce n'est absolument pas respecté, tout le monde le sait et les mesures qui s'imposeraient d'elles-mêmes ne sont pas mises en place à cause du lobbying des laboratoires.

La santé semble être un bien trop précieux pour être confié aux médecins, et qu'il vaut mieux leur laisser la maladie...

Pour nous, nous avons une autre conception de l'être humain.
Celle-ci intègre la notion de machine vivant et donc une politique de santé délibérément préventive.
Une bonne hygiène de vie, une bonne alimentation, une eau de qualité, de l'exercice, de bonnes relations sociales, un travail intéressant et utile, une liberté de penser et de créer dans le respect des autres et de la planète, une autonomie dans la responsabilité, sont les bases de cette prévention qui passe par une éducation à la santé.
Nul besoin de médecins formés aux maladies pour cela.

Mais allons plus loin.
Toute conception humaine respectueuse des autres conceptions devrait pouvoir s'exprimer librement et appliquer ses principes en toute liberté.
L'urgence est donc d'introduire cet espace de liberté au cœur d'un système régi par une pensée unique totalitaire.
Au sein de la Sécurité Sociale ou en concurrence devraient pouvoir se mettre en place des systèmes différents en fonction de philosophies différentes.

La solidarité paraît essentielle, et donc les cotisations sociales le plus justement réparties.
Mais la responsabilité aussi est essentielle.
Un directeur d'une grande mutuelle disait : la sécurité sociale est la seule entreprise où le salarié (les médecins) ont le carnet de chèque du patron (la caisse de SS)

Tout l'argent, ou presque passe dans des soins de maladies payés à l'acte. Les médecins et laboratoires sont d'autant plus riches que les gens sont malades et mis sous dépendance.
Ceci est absurde...

Je propose donc la mise en place avec les volontaires qui partagent la même philosophie un réseau santé alternatif qui gère les cotisations au service de la santé et non de la maladie.
Chaque volontaire devrait bénéficier de la somme correspondant à ce qui lui revient dans la péréquation des recettes des cotisations pour l'attribuer à l'organisme de son choix.
Une charte des partenaires, gérants, adhérents, formateurs et thérapeutes, règlerait le fonctionnement du réseau dont la priorité serait la formation, l'éducation à la santé et une vraie prévention. Ne pas confondre prévention et dépistage. Ce dernier consiste seulement à repérer si une personne peut être mise dans une case de maladie à traiter...

Dans ce réseau, l'idée maitresse est que l'homme n'est pas fait pour être malade. Un malade est un bien portant qui s'ignore. Le potentiel de guérison humain esrt infini et il appartient à chacun d'entre nous.
La maladie n'est pas une fatalité mais la conséquence du non respect des bases de la prévention et de blessures affectives.
Chacun est responsable de sa santé. Les thérapeutes et formateurs doivent insister sur ce point essentiel.
Et sur le fait que personne n'a jamais guéri personne d'autre que lui-même.
Les thérapeutes sont là pour stimuler le pouvoir de guérison, lui rendre sa capacité d'auto-régulation et le renvoyer à ses responsabilités.

Et quand les personnes sont malades, les techniques doivent prendre en compte toutes les dimensions de l'être : physique, c'est la plus connue, mais aussi vibratoire, énergétique (le corps énergétique ou Aura), psycho affective et émotionnelle (nous avons besoin d'être aimés et d'aimer°, mentale (nous avons besoin de comprendre) et « spirituelle » (non dans la signification religieuse mais dans l'acceptation de notre besoin que notre vie ait un sens) .
Il existe de nombreuses techniques. Le plus important est l'attitude des thérapeutes : viser l'autonomie et la responsabilité des personnes.

Pour cela, le paiement à l'acte de soins de maladies est pervers et à supprimer pour les thérapeutes, médecins ou non, qui abordent la personne dans sa globalité avec l'état d'esprit proposé ici.
Les revenus des thérapeutes doivent être indexés sur les résultats de santé.
Et les patients devraient bénéficier de « bonus » et « malus » en fonction de leur prise de responsabilité et des économies que cela engage.

Après plus de trente ans d'expérience de médecine générale à orientation alternative, puis d'animation d'un centre de santé holistique en Picardie, je pense possible de créer un réseau de nombreux petits centres de trois personnes au moins dont un médecin pour remplir cette mission.

Par la méthode que j'appelle la SEPH, somato énergo psychothérapie holistique, nous avons expérimenté la possibilité de rendre à de nombreuses personens autonomie et responsabilité.
Les techniques utilisées sont simples, peu onéreuse et très efficaces.
D'autres peuvent les compléter. Elles sont nombreuses.

L'avantage de la SEPH est qu'elle peut faire l'objet de formations rapides pour des personnes ayant les bases du fonctionnement de la machine humaine.
Et donc, la mise en place de nombreux goupes est possible dans un délai relativement court autour d'une charte dont nous avons élaboré les bases. (il en exioste d'autres, comme celle de la bioénergie. Elles se ressemblent.).

Le budget de la sécurité sociale représente plus de 3000 euros par personne et par an, sans compter les mutuelles.
Consacrer 50% de ce montant à une véritable politique de santé comme celle évoquée pour laisser le reste à des soins holistiques souvent simples et peu couteux. Cela engendrerait très vite de substantielles économies pour les usagers du système. Par pour les laboratoires bien sûr.

Concrètement :
Proposons la création d'un tel réseau autour d'une charte pour les adhérents et les intervenants.
Faisons appel aux volontaires pour se lancer dans l'aventure, usagers et thérapeutes.
La sélection des adhérents se ferait sur la charte, par sur l'état de santé de départ.
Il faut juste commencer sans dépasser un quota de malades pour ne pas plomber le système dés le départ.
Nous mettrions en route les formations adaptées pour les thérapeutes volontaires.
Nous planifierions une répartition sur tout le territoire de petits groupes animateurs de ces centres de santé pour que tout volontaire puisse s'intégrer au système.


En annexe : la charte proposée et discutable.
La définition de la SEPH. Qui peut aussi être complétée.