:: Dominique Bourdin :: Holo-Thérapeute

Sunday 20 October 2019

Si la douleur existe, ce n’est pas seulement pour nous être désagréable ou nous aider à gagner dans la souffrance un hypothétique paradis.

Elle a sa raison d’être comme tout ce qui existe sur cette planète. Et cette raison d’être participe à la survie de l’individu et de l’espèce. La question n’est donc pas de savoir si elle est une bonne ou une mauvaise chose. Puisqu’elle est, elle est nécessairement bonne. A nous de rechercher en quoi elle est utile.

La douleur est avant tout un signal que quelque chose ne fonctionne pas bien dans le corps. Il ne faut donc pas tenter de la supprimer tant que l’on n’a pas compris ce qui est en disfonctionnement. Et s’efforcer de régler le problème causal même si la douleur a cessé grâce à un médicament ou à un autre traitement.
Toutes les fonctions du corps sont organisées pour permettre la survie de l’individu dans les meilleures conditions et lui assurer harmonie et bonheur.
En effet, nous sommes faits pour être heureux, en bonne santé, rayonnants et sereins, créateurs d’amour dans la matière. C’est d’ailleurs notre principale raison de vivre. Et c’est enrichi de ce que nous aurons créé comme amour que nous repartirons de cette planète. Tout le reste sera laissé sur place.
La première personne à aimer, c’est nous-mêmes. L’expérience montre que quand on s’aime vraiment soi-même, on a envie d’aimer les autres et toute la planète. Un être humain épanoui est fait pour aimer. Pour être épanouis, nous avons besoin que nos besoins fondamentaux soient satisfaits.

La douleur est un des signaux qui nous montre que nous ne sommes pas dans notre axe de vie et, ou que l’un ou l’autre de ces besoins ne sont pas respectés.

Une grille de lecture pertinente nous est donnée par la symbolique des couleurs et des chakras. Douleur et couleurs résonnent de la même façon… Nous sommes de la lumière condensée, qui devrait être la lumière du monde dans notre spiritualité. Et la lumière décomposée donne toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.
Tous ces besoins ont été décrits dans différents articles : sécurité, croyances, sexualité, plaisir, jeu, tri et transformation, construction, reconnaissance, relation et communication, expression de soi, expérimentations conscientes, reliance…
Ces besoins s’expriment par des désirs. Si les désirs sont respectés et qu’ils sont bien connectés sur un vrai besoin, ils nous rendent heureux.
Si un ou des besoins ne sont pas satisfaits, ou si un désir n’est pas connecté sur un vrai besoin mais sur une compensation, alors se manifestent des signaux : les émotions. La colère nous invite à dire non, la peur nous incite à la prudence, la tristesse à tourner une page.

La douleur exprime que quelque-chose ne se passe pas bien sur un besoin symbolisé par l’organe qui souffre. Cette douleur commence souvent par une gène. Si cette gène n’est pas écoutée pour corriger ce qu’elle manifeste, elle devient douleur.

Comment décoder le sens de la douleur ? Lise Bourbeau a énormément travaillé sur ce sujet et propose une grille de lecture très pertinente. C'est ce qui lui a valu le succès de ses premiers best-sellers, dont le livre « ton corps dit aime-toi ! ». Je choisis donc de vous livrer ici une synthèse entre son travail et le mien.

 

LE DECODAGE MENTAL :

Quel est l’organe qui souffre ?
A quoi sert cet organe ?
Qu’est-ce qui ne se passe pas bien dans ma vie qui fonctionne comme cet organe ?

Par exemple, j’ai mal aux intestins : qu’est-ce que je ne digère pas bien des événements de ma vie ?
J’ai mal au pied ; qu’est-ce qui m’empêche d’avancer ?
J’ai mal à la tête, qu’est-ce qui me prend la tête ?
L’organe a la symbolique de la place qu’il occupe dans le corps pour la personne elle-même, pas dans l’absolu. Il existe des dictionnaires de sinification des symptômes. Mais il ne faut jamais s’enfermer dans la signification que quelqu’un d’autre donne. Pour affiner la perception du sens, Lise Bourbeau donne quelques questions supplémentaires :
Qu’est-ce que la douleur m’empêche de faire ?
Qu’est-ce qu’elle m’oblige à faire ?
Qu’est-ce qu’elle m’empêcherait ou m’obligerait à faire si elle s’aggravait ?
En général, la réponse à ces questions donne la clé de compréhension en montrant ce que je n’ose pas faire ou ce que je m‘interdis de faire alors que ce serait bien pour moi.

 

LE DECODAGE INTUITIF ET PERCEPTIF

La technique d’abandon ou foccusing permet d’écouter le langage de la douleur.
Elle est plus efficace quand on est accompagné.
Le souffrant s’allonge confortablement. Il se met en état de relaxation, respire calmement en expirant en cinq temps, deux temps de pause, en inspirant en trois temps et deux temps de pause. Puis il prend conscience de chaque partie de son corps avant de porter sa conscience sur la douleur.
Il décrit alors cette douleur : sa forme, la sensation, la consistance, la couleur…
L’accompagnant reprend les mots de la description en demandant ce que cela rappelle au patient dans sa vie : « qu’est-ce qui, dans ta vie, t'a procuré la même sensation ? »
Très souvent, la personne trouve le sens et la douleur disparaît ou s’amenuise.
Si cela ne se passe pas de cette façon, on demande à la personne de laisser la douleur se développer tant qu’elle peut, de prendre toute la place qu’elle veut jusqu’à ce qu’elle fasse comprendre ce qu’elle veut dire. Et on suit alors la progression de la sensation. Celle-ci peut conduire à des images de situations éclairantes, de problème non résolu, de scène oubliée ou considérée comme sans intérêt….
Il reste deux étapes : repérer le ou les besoins qui n’ont pas été respectés dans ces situations et décider de s’en occuper dans le moment présent.
Il ne suffit pas de repérer un événement mal vécu et d’éventuels responsables de nos problèmes. Il faut réaliser que tout événement est une leçon d’être humain, une leçon d’amour. Il ne sert à rien de dire : « c’est la faute à papa, maman, le mari, l’épouse ou les enfants… ».Là encore, la seule question qui mérite votre attention est : en quoi, dans cette situation aujourd’hui, puis-je être créateur d’amour ?
Enfin, il faut changer son comportement en assumant la responsabilité de sa vie. Le bonheur est un choix et je suis le seul responsable aujourd’hui de la satisfaction de mes besoins fondamentaux et de ma façon de créer de l’amour sur la terre.
Alors, je suis un véritable être humain…

 

TRAITER LA DOULEUR PAR LES COULEURS :

Le travail sur les douleurs a confirmé et enrichi notre connaissance de la symbolique des couleurs.
En effet, quand on demande à une personne en relaxation centrée sur sa douleur, quelle couleur elle aimerait mettre sur la douleur pour la calmer, elle répond généralement avec la couleur correspondant à l’organe souffrant ou au niveau du corps, ou elle choisit la couleur complémentaire. Et si elle visualise cette couleur dans la douleur, cela la calme généralement de façon significative.
L’équilibrage énergétique par les couleurs est aussi un excellent moyen de traiter les douleurs.
Par exemple en utilisant la technique des enveloppes énergétiques. Celle-ci donne une grande précision dans le choix des couleurs, le lieu et la durée d’exposition dans une approche parfaitement adaptée au système patient-thérapeute. L’apprentissage en est si simple que cette technique est accessible à tous.
L’utilisation de projections de cycles de couleurs, choisis avec des tests objectifs, rend encore la thérapie par les couleurs plus efficace. Cette approche est d’ailleurs aussi assez simple pour être utilisable par tous. Elle demande seulement plus de matériel, mais moins de temps.
L’avantage de ces approches, c’est qu’elles ne se contentent pas de traiter la douleur comme symptôme. En effectuant un équilibrage global, elles donnent à la personne les moyens de se guérir réellement en l’aidant à régler l’ensemble de ses problèmes : en même temps que les douleurs s’effacent, on observe souvent une remontée à la conscience de souvenirs d’événements mal vécus dont il va falloir encore tirer les leçons et les appliquer en changeant de comportement. C’est cela être responsable de sa santé…