Le sexe, il paraît que les hommes y pensent toutes les huit minutes. Ils sont même prêts à essayer d’aimer pour faire l’amour. Les femmes, elles, rêvent toujours au prince charmant. Elles sont même prêtes à faire l’amour pour être aimées… Mais aujourd’hui, des femmes fonctionnent comme des hommes et inversement… 

La période est aux chamboulements et aux réflexions. Heureusement, chez nous, on peut en parler librement. Ceci permet la confrontation des idées.

La sexualité fait partie des besoins fondamentaux. Une grille de lecture de nos besoins est donnée par notre structure énergétique, l’aura, qui gère notre corps et qui comprend entre autres les chakras. Ceux-ci sont de grandes vis vibratoires qui s’appuient sur la colonne de lumière centrée sur la colonne vertébrale et qui traversent toute la structure énergétique, faisant le lien entre les énergies internes et les énergies externes du corps. Chaque chakra irrigue, nourrit et gère un ou plusieurs organes. Chaque organe a une fonction à remplir, nécessaire pour l’harmonie générale.
Le deuxième chakra irrigue les organes sexuels et gère la fonction de reproduction et de plaisir. L’espèce humaine a besoin de se reproduire et le « créateur » , pour faciliter cette nécessité, y a mis du plaisir. A titre individuel, nous avons besoin d’être féconds, c’est à dire de porter des fruits. Ceux-ci peuvent être des enfants, mais aussi toute autre forme de création. Et nous avons besoin d’y trouver du plaisir. Ce chakra correspond aussi au besoin de jouer de l’enfant qui s’éclate. Le sommet du jeu chez l’adulte, c’est la sexualité. Nous avons besoin de jouer et nous avons tout ce qu’il faut sous la main pour cela…

Mais le chakra sexuel est plus que cela : il est le point racine de l’énergie vitale, le point de départ de la kundalini, cette énergie qui évoque un serpent capable de monter le long de la colonne vertébrale et d’ouvrir tous les chakras, notamment celui du cœur et celui du troisième œil au niveau du front, libérant l’intuition, et ouvrant la conscience pour enfin s’épanouir au chakra coronal, porte vers le divin. Le sexe permet de relier la terre au ciel, de transmuter la lumière en matière par la naissance et de transmuter la matière en lumière : c’est la spiritualité. Le tantra, approche spirituelle orientale, a bien compris les enjeux d’une sexualité bien vécue dans toutes ses dimensions : c’est un moyen de se relier au divin, de faire émerger sur terre dans nos vies une parcelle d’éternité, pas moins…

Le sexe est aussi le lieu de l’harmonisation entre le masculin et le féminin : si l’union se fait bien entre l’homme et la femme, la femme nourrit l’homme de son amour et l’homme nourrit la femme de son énergie sexuelle, de sa vitalité. C’est le mouvement normal de l’énergie qui circule dans une relation : la femme expire de l’énergie par la poitrine, énergie qu’inspire l’homme. Celui-ci expire de l’énergie par son sexe dans le ventre de la femme qui l’inspire. Ces expires et inspires opposés forment un cercle d’harmonisation entre le masculin et le féminin, les deux s’enrichissant l’un l’autre.

Si la sexualité était mieux vécue, dans le plaisir, la paix et la sérénité, il y aurait moins de guerre et d’agitations économiques et distractives. Les êtres humains s’apercevraient qu’ils ont besoin de peu de choses pour être heureux. Mais ce serait mettre en danger un système économique basé sur la consommation.

Si le sexe est si important que cela, pourquoi y a-t-il tant de problèmes avec lui ?

Les principaux problèmes sont liés à la PEUR. Et cette peur est justifiée !

Nous héritons de plusieurs millénaires de violence liées à la sexualité. Les femmes au cours des ages ont subi servitudes violences et viols. On voit peu dans l’histoire de relations équitables. La femme est un objet utilitaire, une source de plaisir, une esclave, une procréatrice, une monnaie d’échange, une proie de guerre ou un butin. Elle vit d’ailleurs encore tout cela aujourd’hui dans de nombreux pays. Même chez nous, elle est souvent dans une relation de proie et prédateur. L’égalité est loin d’être généralisée.
Même dans des relations normales, ou considérées comme telles, l’attitude est généralement celle de séduction-séducteur, ou séductrice. Chacun cherche à posséder l’autre. Ce terme est d’ailleurs utilisé pour parler du rapport sexuel : je la possède…Il y a plusieurs façon d’être possédé, entre autre celle de se faire avoir…Dans la séduction, je cherche à avoir l’autre. Il est donc rangé au rang des objets de consommation….que l’on jette après usage.
Qui souhaite se faire avoir ?
Les femmes collectivement portent en elles la mémoires de toutes les souffrances féminines passées et présentes. Ces mémoires sont réveillées dans la relation homme-femme et la perturbent grandement, générant la peur, justifiée d'ailleurs par les comportements contemporains. Les attouchements et les violences faites aux enfants complètent ces souvenirs.
Avec toutes ces mémoires, il est bien difficile d’aborder la relation sexuelle avec sérénité…

Un autre facteur important vient encore troubler la situation : les siècles d’interdits religieux autour du sexe. La génération d’avant la nôtre avait comme idéal un rapport, un enfant. Une femme honnête n’a pas de plaisir. Ferme les yeux et pense à la France. Au cours de mes études au Séminaire, j’ai trouvé un jour un vieux livre de préparation à la confession : la plupart des fautes avaient une connotation sexuelle. A croire à une obsession du clergé. On a assisté à une prise de pouvoir des religions sur quelque chose d’éminemment personnel, le sexe, au nom de vérités révélées invérifiables car dans une langue étrangère interprétable seulement par les autorités d’église et dont le non respect entraîne l’enfer pour l’éternité… Et c’est long l’éternité, surtout en enfer et surtout vers la fin…
Cette peur de la faute s’appelle la culpabilité. Et elle est bien ancrée dans notre culture dans laquelle tout le domaine de l’éducation est construit sur la sanction et non sur la validation. Regardez le fonctionnement des éducations nationales…
La plupart du temps, nous agissons par devoir et peur de mal faire plus que par enthousiasme et désir. Dans la sexualité, il en va de même. L’interdit est tellement ancré chez de nombreuses personnes qu’elles ne réalisent quelquefois même pas qu’elles peuvent avoir des désir sexuels et que cela est bon…. Alors elles compensent en augmentant le fonctionnement d’autres chakras. Cela s’appelle de la compensation. En gagnant beaucoup d’argent, en s’enfermant dans des croyances pour se sécuriser, c’est le premier chakra. En étant boulimique ou en buvant trop, ou en travaillant tout le temps, c’est le troisième chakra. En fumant ou en multipliant les amitiés, c’est le quatrième. En parlant sans cesse, c’est le cinquième. En plongeant dans un intellectualisme forcené, c’est le sixième. En se noyant dans un mysticisme gélatineux, c’est le septième. Mais cela ne va jamais car tous les besoins doivent être pris en compte. Et la sexualité est un besoin fondamental.

Alors que faire ?
Respectez vos désirs…. Ne résistez pas à la tentation, ce qui est une façon négative de parler des désirs.
Et pour valider ces désirs, c’est-à-dire pour vérifier s’ils sont bien connectés sur de vrais besoins, confrontez-les à vos émotions. Et visualisez le désir réalisé avant de passer à l’acte. Si vous vous sentez bien, heureux en respectant votre désir, c’est que c’est bien pour vous. Alors osez faire vos demandes clairement. Il est inutile de jouer les séducteurs ou séductrices. Il suffit d’être clair dans l’expression de ses désirs et de respecter l’autre dans sa réponse. Ne pas prendre un refus comme un affront, mais comme un désir non partagé. C’est plus facile d’être vrai que de manipuler…
Si vous ressentez un malaise en visualisant l’objet de votre désir, soyez vigilant. Vous vous trompez peut-être de désir et de besoin…
Si vous ressentez de la culpabilité, reconnaissez-en la source, l’autorité qui est derrière et faites votre propre choix : suis-je d’accord avec cette autorité ? Si oui, je la respecte. Si non, j’ose passer à l’acte. J’ai peur, mais j’y vais quand même, confiant dans l’univers et mes guides : j’aurai les informations et les signaux qui me guideront sur le chemin, me faisant arrêter à temps une expérience négative et poursuivre les bonnes. Il est nécessaire de passer à l’acte en étant vigilant, conscient.

L’univers récompense l’action…
Et rappelons-nous : il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises expériences. Il n’y a que de bonnes ou de mauvaises façons de les prendre. Et la meilleure façon de prendre une situation, c’est d’en tirer les leçons d’être humain, c’est-à-dire les leçons d’AMOUR.